Le FISE Montpellier 2026 est terminé. Cinq jours intenses, du 13 au 17 mai 2026.
Et pour cette édition, j’y étais. Ou plutôt : nous y étions.
Accompagné de l’équipe de choc de Kalugraff, avec qui je sillonne depuis plusieurs années la région parisienne et d’autres coins de France autour d’un concept simple : proposer une initiation à la peinture aérosol à prix libre.
À première vue, ça peut sembler léger. Pourtant, quand on voit les réactions des gens devant une bombe de peinture, on comprend vite que ça va plus loin qu’un simple atelier.
Alors oui, amis writers, je vous vois déjà râler : on n’est pas ici dans le travail pur de la lettre ou du gros panel technique. *Rires*
Mais ce stand a toujours eu un autre objectif : réveiller quelque chose.
Parce qu’aujourd’hui, beaucoup de parents comme d’enfants enterrent peu à peu leur créativité sous le quotidien, le stress ou les écrans. Et dès qu’ils prennent une spray en main, il se passe un truc. Ça fascine, ça impressionne, ça libère. En quelques secondes, certains arrivent à peindre une émotion qu’ils n’oseraient même pas dessiner sur une feuille blanche.
Petite parenthèse, en parallèle, on déconstruit certains discours que certains adultes ont vis à vis du Graffiti. On nous fredonne souvent la même chanson “Le street-art c’est cool et les graffitis y’en a des beaux ici et là mais les tags là-bas c’est dégeulasse. ” – Pas grave faut juste avoir la patience d’expliquer.
On ferme la parenthèse.

Le stand, les customs et les imprévus
Depuis plusieurs semaines, on préparait ce FISE sérieusement avec Lucas.
Notre stand proposait : l’initiation à la spray, de la customisation sur casquettes et des sacs en coton, du merch et même des tattoos éphémères pour les plus téméraires. Enfin… “téméraires”, c’était avant l’arrivée des riders.
Parce qu’une fois sur place, certains ont commencé à nous tendre absolument tout ce qui leur passait sous la main :
– « Vous pouvez peindre ça ? »
– « Et mon casque ? »
– « Et mon plâtre ? »
Franchement ? Qu’à cela ne tienne : on peint.
Et c’est probablement ça que j’aime le plus dans ce genre d’événement. Cette capacité à improviser, adapter, créer dans l’instant.
Let’s go !
Sur la route, dans le camion quittant la banlieue nord de Paris direction Montpellier, il y avait surtout :
des discussions, des doutes, des blagues pour masquer le stress, et beaucoup d’espoir.
Parce que le FISE, ce n’est pas n’importe quel événement.
C’est un monument de la culture ride et des sports urbains à l’international.
Alors forcément, quand tu arrives sur place et que tu vois la qualité des installations et des stands autour de toi… tu te poses des questions.
Et puis le 13 mai à 11h, on accueille les premiers participants.
À partir de ce moment-là, plus besoin de douter.
On n’avait plus à rougir de notre présence.
Avec le temps, je réalise que ce qu’on construit avec ce stand dépasse largement la peinture.
On transmet des techniques, oui.
Mais surtout des valeurs : le partage, l’expression, la débrouille, la confiance.
Et forcément, la bonne humeur finit toujours par remplacer les vapeurs de sprays.
Le plus beau dans tout ça reste les rencontres humaines. Parce qu’un événement comme le FISE crée des connexions impossibles à prévoir à l’avance.
Les stands voisins qui deviennent des alliés. Les échanges spontanés. L’entraide permanente.
Il y avait un vrai esprit sportif et collectif.
On s’encourageait mutuellement.
Et puis forcément, les writers locaux n’étaient jamais bien loin de cette ambiance-là.
Je crois d’ailleurs que l’un des moments les plus forts de ces cinq jours, c’était de voir un enfant signer pour la première fois de sa vie dans un blackbook rempli de blazes venus de Montpellier, du Sud et de Paris.
Ça paraît simple dit comme ça. Mais ce genre de transmission vaut énormément.
Ce FISE 2026 nous laisse surtout avec des souvenirs humains très forts.
Des rencontres, des discussions, des fous rires, des imprévus et cette sensation étrange de fatigue totale mélangée à une énorme satisfaction.
Un immense big up à toutes celles et ceux qui ont rendu ces cinq jours possibles : Lucas, Léa, David, César, Marine, Amster, Guillaume, Marc, Mohsine, Marius, les équipes de Purple Drop, Blackout Hot Sauce, Nograd, Jacker, Toster, Sorz… et toutes les personnes que j’ai oublié mais qui ont contribué à cette aventure.
On repart avec des photos, des traces de peinture partout, quelques heures de sommeil en moins… mais surtout l’envie de remettre ça très vite.
Peace.


